S’attacher à un péché secret

David Wilkerson (1931-2011)

Trois marques distinctives de la doctrine de Jézabel se retrouvent chez la Jézabel de l’Ancien Testament, la mère et l’incarnation des fausses doctrines. Jésus a fait de son nom le synonyme de fausse doctrine, de tout enseignement qui dirait que quelque chose de mal peut être bon, que le profane peut être pur.

En Hébreux, Jézabel signifie : “chaste, vertueux, sans idolâtrie.” Imagine ! La femme le plus impie, idolâtre, manipulatrice et haineuse de toute la Bible était appelée vertueuse, sans péché. Quelque chose de très mauvais était appelé bon et même, ironiquement, chaste.

“Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui. Et comme si c’eût été pour lui peu de chose de se livrer aux péchés de Jéroboam, fils de Nebath, il prit pour femme Jézabel, fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens, et il alla servir Baal et se prosterner devant lui” (1 Rois 16:30-31). Achab signifie : “marqué de la même nature que son père.” Jézabel représente la fausse doctrine et Achab est sa victime. La Bible dit qu’il n’était pas suffisant pour Achab d’avoir un cœur tourné vers le péché, l’idolâtrie et les compromis. Il a laissé entrer dans sa vie une influence satanique qui allait le conforter dans son péché. “Il n’y a eu personne qui se soit vendu comme Achab pour faire ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, et Jézabel, sa femme, l’y excitait” (1 Rois 21:25).

Le message est que la tendance des chrétiens qui s’accrochent à un péché caché et à la convoitise est d’embrasser et de se marier à une fausse doctrine qui va les exciter et les confirmer dans leurs péchés. La dernière chose dont Achab avait besoin, c’était d’une Jézabel. Elle fait ressortir le pire chez lui, l’a magnifié et a détruit Achab. Il en est de même avec les fausses doctrines. S’il y a un quelconque péché, une convoitise ou une chose mondaine en toi, la dernière chose dont tu aies besoin, c’est d’une doctrine qui t’encourage à faire ressortir le pire chez toi.

Nous avons une génération entière d’enfants désorientés qui ne peuvent reconnaître ce qui est mal quand ils le voient. De faux prophètes les ont trompés. On leur a dit que le sexe en dehors du mariage est bien tant qu’on est amoureux et que l’on respecte l’autre personne. De faux prophètes sont devenus les défenseurs du péché.

De l’autre côté, ceux qui prêchent la doctrine de Christ montrent aux gens la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal. Ce qui sort de leurs lèvres n’est pas mélangé. “Ils enseigneront à mon peuple à distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ils lui feront connaître la différence entre ce qui est impur et ce qui est pur” (Ezéchiel 44:23).