L’amour va plus loin

Gary Wilkerson

Certains chrétiens pensent que maintenir la paix signifie éviter le conflit, mais cela ne conduit qu’à davantage de division, de lutte et de désordre. Quand as-tu évité une confrontation nécessaire avec quelqu’un pour la dernière fois ? As-tu fini par devenir passif-agressif envers cette personne et à ne plus faire preuve de bonté envers elle ?

Jésus nous a donné des instructions précises sur la façon d’affronter un conflit : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère » (Matthieu 18:15). Les instructions de Jésus sont ici pleines de Sagesse. 

Confronter une personne en privé préserve sa dignité face à son péché. Cela permet également à la vérité de briller et de mettre en lumière le péché.

Pourtant, confronter quelqu’un de cette façon n’est pas toujours la solution. Pourquoi ? Déjà, parce que ça ne fonctionne pas toujours, comme l’a souligné Jésus : « Mais, s'il ne t'écoute pas… » (Matthieu 18 :16). Ensuite, parce que ce n’est pas un commandement qu’on fait une fois pour être ensuite tranquille et dire : « Eh bien, j’ai fait ce que Jésus a dit. C’est terminé. Je n’aurais plus à m’occuper de cette personne, à présent. » D’après Jésus, nous avons davantage à faire, parce que l’amour va plus loin. « Mais, s'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins » (Matthieu 18 :16).

Mais cela ne s’arrête pas là. L’amour va toujours plus loin : « S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Église ; et s'il refuse aussi d'écouter l'Église, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain » (Matthieu 18 :17). Cette dernière phrase sonne comme un rejet final, mais ce n’est pas le cas. Nos actions doivent éclairer l’attitude du pécheur afin qu’il puisse se repentir et profiter à nouveau de la communauté.

Cette séquence d’actions nous enseigne à quel point Dieu étend Sa grâce, ainsi que le coût pour nous en tant qu’agents de cette grâce. Le cœur de Dieu désire toujours ramener les brebis perdues dans le troupeau. Jusqu’où s’étend cette grâce ? Comme Jésus l’a dit à Pierre, nous devons pardonner à notre frère qui pèche soixante-dix-sept fois sept fois (Matthieu 18 :22), ce qui signifie : autant de fois qu’il le faudra.

Encore une fois, cela nécessite un genre d’amour prêt à abandonner sa vie sur la croix. Un amour qui dit : « Je suis toujours là pour toi. Je ne vais pas abandonner. » Cet amour requière une marche remplie de l’Esprit parce que notre chair n’en est tout simplement pas capable.