Déposer tes fardeaux

David Wilkerson (1931-2011)

Déposer ses fardeaux requière un acte d’une grande détermination et une sorte d’opération chirurgicale spirituelle que seul le Saint-Esprit peut accomplir.

Nous le voyons illustré dans le livre de Néhémie. A l’époque, les Israélites avaient fidèlement et avec application reconstruit les portes de Jérusalem. Mais, une fois les portes reconstruites, le peuple a complètement oublié de respecter le Sabbat. Tous les jours de la semaine, de longues lignes d’animaux lourdement chargés passaient les portes de Jérusalem.

Néhémie s’est mis en colère quand il a vu toute cette activité les jours de Sabbats. Il a demandé au peuple de déposer ces fardeaux et d’honorer Dieu, mais ils n’ont pas voulu écouter. Il a alors intensifié son appel : “Je fis des réprimandes aux grands de Juda, et je leur dis : que signifie cette mauvaise action que vous faites, en profanant le jour du sabbat ?” (Néhémie 13:17).

Finalement, Néhémie en a eu assez et a pris des mesures drastiques. “Puis j'ordonnai qu'on fermât les portes de Jérusalem avant le sabbat, dès qu'elles seraient dans l'ombre, et qu'on ne les ouvrît qu'après le sabbat. Et je plaçai quelques-uns de mes serviteurs aux portes, pour empêcher l'entrée des fardeaux le jour du sabbat” (Néhémie 13:19).

Néhémie a placé des sentinelles aux portes, mais les gens qui portaient ces fardeaux ne se sont pas laissé décourager. Ils campaient dehors toute la nuit, portant leurs fardeaux en attendant que les portes ouvrent à nouveau.

Bien aimé, tes fardeaux vont toujours camper à la limite de tes pensées, attendant une opportunité de revenir à la charge. Tu les déposes peut-être la nuit, mais ces vieux soucis et ces préoccupations t’attendent au matin.

Qu’a fait Néhémie pour stopper tout ce portage de fardeau ? “Je les avertis, en leur disant : Pourquoi passez-vous la nuit devant la muraille ? Si vous le faites encore, je mettrai la main sur vous. Dès ce moment, ils ne vinrent plus pendant le sabbat” (Néhémie 13:21).

Quand Néhémie est arrivé au bout de sa patience, il les a menacés par la force. Voilà ce que nous devons faire pour garder les fardeaux à l’extérieur des portes de notre esprit. Nous devons crier du plus profond de notre âme : “Ce n’est pas la volonté de Dieu ! Je vis dans le repos du Sabbat, mais mon âme ne connait pas le repos. Je dois prendre le dessus sur ces fardeaux à tout prix !”