Ceux que le Seigneur aime

David Wilkerson (1931-2011)

A certains moments pendant mes années de ministère, j’ai été submergé par les ennemis qui s’étaient levés contre moi. Pendant ces périodes, je sentais le Seigneur me reprendre aussi sûrement que si j’avais senti des coups de canne sur mon dos. Je me souviens d’un moment en particulier, où j’étais calomnié de tous côtés. D’autres pasteurs m’avaient dit : “David, j’entends des choses qui m’interrogent à ton sujet. Est-ce vrai ? Est-ce que toutes ces choses à ton sujet viennent du diable ou est-ce Dieu qui essaie de te parler ?”

Même cette question m’offensait et j’ai été complètement submergé par la douleur émotionnelle causée par tout cela. Je me suis retrouvé épuisé par cette bataille et je pouvais à peine me rendre à l’église pour prêcher. Un matin, ma femme a littéralement dû m’obliger à me lever de ma chaise dans mon bureau. Arrivé à mi-chemin de l’église, je lui ai dit que je ne pouvais pas continuer. Je ne pouvais plus me retrouver face à une autre personne lors de nos réunions qui se demanderait si j’étais un imposteur.

Finalement, j’ai crié : “Seigneur, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Où est mon péché ?” Et puis Dieu m’a dirigé vers cette prière de Jérémie : “Châtie-moi, ô Éternel ! mais avec justice, et non dans ta colère, de peur que tu ne m'anéantisses” (Jérémie 10:24).

Ces paroles de Jérémie sont devenues ma prière quotidienne pendant toute la durée de cette épreuve douloureuse. Alors que je criais : “Seigneur, châtie-moi et juge-moi si Tu le dois, mais s’il te plait, ne le fais pas avec colère ! Si j’entends un mot de plus rempli de colère, cela va me détruire. S’il te plait, ne me réduis pas en poussière, Seigneur. Je suis déjà assez bas.”

A chaque fois que j’ai prononcé cette prière, le Seigneur m’a répondu : “David, si Je choisis de te corriger, c’est parce que Je t’aime. Cette épreuve n’est pas une question de jugement. Je suis miséricordieux envers toi, alors reste tranquille et contemple Ma gloire.” Cette connaissance de Sa gloire m’a permis d’entrer dans un état de repos et Dieu m’a justifié de tous côtés.

Bien aimé, une fois que tu obtiens cette révélation de la gloire de Dieu, tu n’as plus jamais peur qu’Il te corrige avec colère. Il porte Sa verge dans une main aimante et tendre. Il va te corriger, mais uniquement avec une compassion miséricordieuse. Il ne te blessera jamais, ne te rejetteras jamais. N’est-ce pas suffisant pour que nos cœurs fondent d’adoration devant Lui ?

“Car l'Éternel châtie celui qu'il aime, comme un père l'enfant qu'il chérit” (Proverbes 3:12).